Carte d’identité:

  • Classe : mammifère
  • Ordre : cétacé
  • Sous-ordre : odontocète = cétacé à dents (dauphins, marsouins, cachalots, …)
  • Famille : monodontidés ou monodontidae (bélouga, narval).

Nom, prénom:

  • Bélouga ou béluga : les deux s’écrivent en langue française. Ailleurs, on préfère le terme « beluga ».
  • Nom latin : « delphinapterus leucas » soit « dauphin blanc sans aile ».
  • Autres appellations : baleine blanche, marsouin blanc, white whale.
  • Le nom inuit est « qilagulat » · Origine probable : « bieloukha » signifie « blanc » en russe.
  • Ne pas confondre avec la plus grande espèce d’esturgeon appelée ainsi en Russie. Les bretons donnent parfois ce nom aux dauphins.

Adresse:

Il occupe essentiellement les eaux côtières arctiques et subarctiques, là où les glaces ne sont pas permanentes. Une population isolée vit à demeure dans l’estuaire du Saint-Laurent (Canada).

Signes distinctifs:

  • Une bosse frontale sur le sommet du crâne.
  • Pas de nageoire dorsale.
  • La tête peut tourner latéralement.
  • Mâchoire dentée (32 à 42 dents).
  • Semble toujours sourire.
Mensurations Mâle Femelle Nouveau né
Taille 3,5m à 5m 3m à 4m 1,5m
Poids 500Kg à 1000Kg 300Kg à 700Kg 50Kg à 80 Kg
Longévité 30 à 35 ans 30 à 35 ans 30 à 35 ans

 

 

 

 

Couleur(s):

  • Brun à la naissance (veau).
  • Bleuâtre vers 2 ans (bleuvet).
  • Grisâtre vers 3 ans (blanchon).
  • Blanc à partir de 5 à 6 ans.
  • Jaunâtre avant la mue.
  • Yeux bruns.

Champion d’apnée:

On pensait, jusqu’il y a peu, que le bélouga était un nageur de faible profondeur. Les moyens d’étude modernes ont montré qu’il peut parfois plonger jusqu’à 800m avec une autonomie de 15 à 20 minutes.

Brise-glace ou sonar ?

La bosse et l’absence de nageoire dorsale peuvent aider le bélouga à briser une faible épaisseur de glace pour respirer en surface. Mais cette bosse est essentiellement un émetteur d’ultrasons qui lui permet, grâce à son ouie très développée, de visualiser au mieux son environnement et de reconnaître les proies éventuelles, ses prédateurs, ses congénères,…capacité très utile pour un animal qui vit essentiellement dans des eaux sombres ou saumâtres.

Bébé bélouga:

Comme beaucoup d’autres espèces, c’est au printemps (mai) que se produit l’accouplement. Après une période de gestation de plus de 14 mois, naîtra un seul veau qui sera allaité pendant plus d’un an. La prochaine naissance ne pourra donc avoir lieu qu’environ 3 ans plus tard.

Le canari des mers:

C’est le surnom que lui donnent les pêcheurs à cause du nombre de bruits audibles qu’il peut émettre (jusqu’à 200 sons différents) : grognements, meuglements, sifflements, claquements de mâchoires,…et on ne parle pas des sons inaudibles pour nous.

Régime alimentaire:

Le bélouga se nourrit en majorité sur le fond et a un régime très varié. Il peut ingurgiter jusqu’à 25Kg par jour de capelans, morues, calmars, pieuvres, crevettes, …ou autres invertébrés qu’il avale tout rond sans les mâcher. Les dents ne servent qu’à la capture des proies.

Ecologiste et sensible:

Le bélouga peut être affecté par la présence humaine (son sens du touché est très développé malgré sa peau épaisse), par le bruit des moteurs et des sonars de bateaux. Il est très sensible à la pollution car étant pratiquement au sommet de la chaîne alimentaire, il accumule tous les produits toxiques déjà avalés par ses proies en supplément de la pollution de son milieu. Que dire du lait maternel qui concentre tous ces polluants ? Les cadavres de bélougas échoués sur les rives du Saint-Laurent ont montré toutes sortes de cancers. Ils sont traités comme des déchets toxiques.

Vie familiale:

Les bélougas sont des animaux grégaires vivant généralement en troupeaux d’une centaine d’individus. A la bonne saison, on observe parfois un regroupement des femelles et des juvéniles qui se tiennent à l’écart des mâles rassemblés pas très loin.

Le cas du Saint-Laurent:

La population du Saint-Laurent, estimée à 10000 bélougas au début du siècle, est tombée à 1000 individus maximum aujourd’hui. Dans les années 20, ils furent jugés responsables de la diminution des réserves de morue et de saumon dans le fleuve. On sait maintenant que les évaluation étaient fausses et que le bélouga consomme surtout des poissons de faible valeur pour la pêche. Une chasse intensive s’est déroulée, tuant des milliers d’animaux, parfois par bombardement, jusqu’en 1939 où une étude plus sérieuse mis fin à ce massacre.

L’avenir ?

Dans de nombreuses régions, on considère le bélouga comme une espèce menacée ou en voie de disparition. Cependant, le comptage pose un réel problème car l’animal farouche ne se laisse pas facilement approcher et il disparaît généralement des prises de vue aériennes au-delà de 6m de profondeur. On sait maintenant qu’il faut revoir à la hausse les estimations (un en plongée pour un visible) utilisées jusque récemment. Mais de combien ?

E.P.S.M.F  Les Bélougas A.S.B.L. - Ecole de plongée sous-marine de Florennes
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